Le 27 juin, par une chaleur accablante, a eu lieu une rencontre avec les nouvelles élues adjointes, Julie Mulot et Delphine Bernard, toutes deux élues de la majorité actuelle, désignées comme référentes pour la problématique de l’avenue du Rhin.
Dans une ambiance détendue et conviviale, notre association a eu l’opportunité d’échanger avec des représentantes souriantes de la municipalité afin d’aborder la question de l’avenue du Rhin. Installés autour d’une table et de chaises disposées dans la rue, plus fraîche que notre local, et autour de croissants et café, les conditions de cette réunion nous ont rappelé les bons souvenirs de nos happenings. (voir notre page « nos actions »).
Elles seront nos principales interlocutrices. Lors de cet échange, nous avons pu leur exposer nos interrogations concernant les propos de Catherine Trautmann évoquant un « comité des usagers ». Cette terminologie, selon nous, risque de réduire la problématique à une approche purement fonctionnelle de l’avenue, au détriment des habitants et du volet urbanistique, qui nous semble essentiel.
Forts de nos connaissances issues des nos vies professionnelles actuelles et passés, nous avons souligné que se limiter à un chiffre brut de 45 000 urgences annuelles pour la clinique Rhéna était particulièrement réducteur. Une telle approche ne reflète ni la réalité de l’activité hospitalière ni les besoins de fluidité du transport sanitaire. Nous avons donc proposé des solutions déjà éprouvées ailleurs et exprimé notre inquiétude face à une intention, évoquée lors du conseil municipal, de prélever sur l’espace central vert pour y répondre.
Nous avons souligné qu’avec les poids lourds notamment en transit et circulant la nuit, qui donnent le caractère autoroutier, la première cause de nuisances résultait d’un flux d’autosolisme contraint entrant dans la ville en l’absence d’alternatives suffisantes d’autres transports mais aussi d’un autosolisme de confort. Une approche globale s’impose donc pour y remédier.
Dans ce contexte, nous avons exprimé notre étonnement face à une mesure de stationnement de courte durée et gratuit pendant la pause méridienne. Celle-ci favorise précisément l’usage de la voiture pour de courtes distances, alors qu’il existe, plus que tout autre , justement pour ces trajets, des alternatives.
Julie Mulot et Delphine Bernard se sont montrées particulièrement à l’écoute, exprimant leur accord sur le fait qu’une politique de report modal doit pouvoir actionner le levier de la véritable contrainte à l’usage de la voiture. Sans s’engager sur le fond, elles ont en revanche insisté sur leur volonté de transparence et de contact direct concernant ce dossier. Cette approche nous satisfait à ce stade, le temps pour cette nouvelle équipe de de faire preuve d’une volonté de changement partagée par tous.
Nous avons par ailleurs compris l’importance d’organiser les services administratifs de manière transversale afin de mettre en œuvre une conduite de projet claire et lisible pour la transformation de l’avenue.
Un premier rendez-vous a été fixé en octobre pour cette étape.


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